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samedi 29 mars 2014

Pédagogie "poussiéreuse" dans une école québécoise d'une autre "ère" - poussière

Comment  les élèves de 5e année apprennent-ils l'orthographe du mot "poussière"?

C'est simple!

Ils doivent se rappeler que ce mot contient les mots "pou", "ou", "si" et "ère" (comme "ère de glace").

Evidemment, ça suppose savoir discriminer "pou", "ou", "si" et "ère" de leurs homophones!

pou/poux/pouls

ou/où

ci/si/s'y

ère/air/aire/erre/ers/haire/hère.


Les corrélations grammaticales et lexicales-contextuelles n'ont aucune utilité dans ce cas-ci.

De plus, on doit mémoriser aussi que seulement trois mots sont vraiment "utiles" (mais... lesquels?), sinon on risque d'écrire "pou-ou-s-si-ère".

"Avantages" de la méthode:

- mémorisation chargée (4 mots pour un mot), fausse, inutile
- fausse famille de mots
- aucune mention sur le risque d'homophonie des mots "constituants"
- aucune discrimination en termes d'homophonie
- augmentation de la confusion suite à la redondance
- aucune mention sur le suffixe "-ier" (ce qui), féminisé en "ière", moyen de formation de mots offrant une meilleure compréhension des mots et surtout l'autonomie pour l'enrichissement du vocabulaire
- aucune mention sur le "e" final comme possible signe du genre féminin
- aucune mention sur la règle d'utilisation de l'accent grave quand la syllabe graphique qui le suit est muette
- aucune mention sur le "s" encadré de deux voyelles, écrit "ss" afin de l'entendre "s", pas "z"
- aucun avertissement pour une fausse famille de mots (aucun lien avec "pousser").


mardi 18 mars 2014

Le diplôme d'études secondaires n'est plus | Stéphane Lévesque | Votre opinion

Le diplôme d'études secondaires n'est plus | Stéphane Lévesque | Votre opinion:



"On a décidé de sacrifier la qualité pour la quantité. En une décision, on a pelleté une bonne partie du problème de décrochage scolaire sous le tapis. On a accepté le fait que des travailleurs moins instruits, c'est socialement moins dommageable que des décrocheurs boudés par les employeurs, faute de diplôme."



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lundi 17 mars 2014

"Pédagogie" dans une école québécoise près de chez vous - apprendre écrire "papillon"

"papillon"

Les élèves identifient des mots... constituants:

- "papi"
- "il", prononcé avec "l", dans un mot prononcé sans "l"
- "lion", mais les deux enseignantes "corrigent" promptement les élèves
- "papille".

Donc, c'est suffisant de se rappeler que le "papillon" est en lien avec "papi" et, pour les plus doués, avec "papille", en écrivant "il", mais en lisant "i long", pour bien écrire ce mot.

Fausse famille de mots (papillon, papi, papille, il), indice contradictoire de prononciation, trois "règles" sans aucune extrapolation.

Encore une brique de fondation pour le décrochage scolaire et pour le manque de vocabulaire!


Aucune mention aux (groupes de) sons et à leur prononciation:

-n final (-on) est prononcé nasalisé et devient dur si suivi d'une voyelle, en illustrant avec la vraie famille de mots et en insistant sur le doublement de la consonne "n":

papillon
papillonnage
papillonner
papillonnement
papillonnant
poison-papillon
papillon-feuille

-ill (sauf 3-4 exceptions, donc belle occasion de les rappeler et de renforcer la règle) se prononce "i long"; alors, nul besoin d'ajouter un "i" après "ill" (papillion)

- le suffixe -on = objet, petit, celui qui, ce qui

- règle de prononciation: -illon = [-ijô] APF = [-ijɔ̃] API, applicable pour environ 150 mots

tourbillon
brouillon
pavillon
échantillon
bataillon
bouillon
maillon
médaillon
réveillon

- exceptions:


-illion = suffixe "nombre de millions multipliés"
millionbilliontrillionquadrillion
      - Fillion, nom propre.

Étymologiquement,

"papillon" vient du latin "papilio" = "papillon"
"papille" vient de latin "papilla" = "mamelon, pustule, bouton".

A noter que:

- "pavillon" vient du latin impérial "papilio" = "tente", qui à son tour vient du latin classique "papilio" = "papillon".

- papille peut se prononcer "papil"

Phonétique API, APF
papille
[papij]

[papil]

lundi 24 février 2014

"Pédagogie" dans une école primaire québécoise - niaiser, niaiseux, niaiseuse

"niaiser"

On entend "nier" [njé]APF, donc "niai... ser" [njÈ... zé]APF.

APF = Alphabet Phonétique Français

nier = Rejeter (quelque chose) comme étant faux, ne pas reconnaître l’existence de...

niaiser =
INTRANSITIF
   Perdre son temps, paresser.
   Perdre son temps à attendre.
   Être dans un état d’incertitude qui empêche une action ou une décision; hésiter, tergiverser.
TRANSITIF DIRECT
   Se moquer de (quelqu'un), ridiculiser.
   Taquiner, faire marcher.
   Chercher à tromper, à duper (quelqu'un). 

 Donc, on inculque à l’élève la fausse association "nier" - "niaiser", en passant par l'homophonie "nier" - "niai" (par hasard, c'est le passé simple de "nier", "je niai").

En fait, "niais" vient du latin populaire "nidax" = "qui vient de sortir du nid"; du latin classique "nidus" = "nid".

"niais" = un mot (vieilli) de chasse, désignant "qui est encore au nid, qui ne sait pas voler"

niais, niaise (+ -e)-> niaiser (+ -er)-> niaiseux, niaiseuse (-eux, -euse)
niaise (fem.) + -ment -> niasement

On n'étudie pas les vrais homophones (des mots distincts), on fait de la homophonie à l'intérieur des mots, avec tous les désavantages afférents:

- fausse famille de mots
- contamination du sens lexical d'un mot (niaiser = dire "non")
- fausse étymologie.

C'est plus intéressant de dire aux enfants que ceux qui "n'ont pas quitté leurs nids", car ils ne sont pas assez grands pour "voler", font des niaiseries. Un message éducatif, tout en gardant l'esprit étymologique et en enrichissant le vocabulaire.

Quelle histoire sera retenue plus facilement par les élèves?






mardi 18 février 2014

Méthodes "pédagogiques" utilisées dans une école primaire québécoise

Un autre exemple sur les méthodes "pédagogiques" utilisées dans une école primaire québécoise.

hélicoptère

Ce mot contient "-ère", comme "ère de glace". Un élève a suggéré "cop", mais l'enseignante n'accepte pas des mots anglais. [On doit défendre la qualité de la langue française! :))]

Mais si le mot était "conflict(uel)"? "flic" était-il accepté? Oui, car c'est un mot français. Donc, on associe "conflict" avec "flic".

Donc, l’élève associe "hélicoptère" avec une hélice (car concept connu) et avec l’ère de glace.

Pour ce mot, c'est la formation par voie étymologique qui prime. "-ptère" signifie "aile".
Ça vient du grec, mais il y a des préfixes et des suffixes français qui ont le même sens.


[X]ptère ou [X]ptéryx : aile.
ptér[X] ou ptéro[X] ou ptérygo[X] : aile.

L'accent grave est justifié par la règle de "e muet final dans la dernière syllabe (graphique)".

ptè/re

Le mot "hélicoptère" doit rester dans la tête d'un enfant comme "aile en forme d’hélice, de spirale", pas comme "hélice dans l’ère de glace".

Quelle belle occasion (ratée) d'introduire ce préfixe/suffixe qui pourrait expliquer des mots scientifiques sans les avoir étudiés ou simplement pour doter l’élève d'un outil permettant le développement de son vocabulaire.

ptérosaure = ptéro + saure = aile + lézard = un dinosaure ailé

ptéropode = ptéro + pode = aile + pied (comme tripode)

ptérodactyle = aile + doigt




lundi 17 février 2014

Enseignement de l'orthographe dans une école primaire québecoise

Voici un exemple "original" pour enseigner l'orthographe du français, dans une école primaire québécoise!

L'élève se porte volontaire et écrit au tableau un mot d'une liste de dix mots (de la journée).

Par exemple, "mâcher".

L’élève renforce l'accent circonflexe, marque le code [é] sous la terminaison -er et ajoute un phylactère avec "mordre".

Ensuite, tous les élèves essayent de trouver des mots cachés dans la forme écrite du mot.

mâcher, -cher, donc le mot "mâcher" contient le mot "cher" (mais prononcé "chère", avec "r" final).

Aucune mention sur la règle d'utilisation de l'accent circonflexe, pour différencier certaines formes homophones ou pour indiquer un "s" étymologique.

mâcher, mastiquer, mastication, masticatoire, masticateur, même le mot enfantin masticoter (introuvable dans le dictionnaire Antidote)

(On a raté une belle occasion de renforcer une règle, de bâtir la famille de mots et de développer le vocabulaire)

Aucune mention sur la terminaison -er, spécifique aux verbes du premier groupe à l'infinitif.

On a raté une belle occasion de renforcer cette règle et celle du modèle de conjugaison à l'indicatif présent: "-e, -es, -e".

Le modèle de discrimination de l'infinitif par rapport à son participe passé, en utilisant le remplacement avec "mordre/mordu", s'est avéré insuffisant, car il ne permet pas la mise en évidence du participe passé accordé au féminin; "prendre/pris(e)" fonctionne mieux.

La pire confusion: on marque [é], mais on le retient en associant le mot écrit "cher", prononcé "chère", sans "r".

Résumons: "mâcher" s'associe avec "cher" (fausse famille de mots), prononcé "chère", mais écrit "-cher" et prononcé "é". Et l'accent sera retenu parce qu'il a été grossi un peu.

C'est clair, non?

Mon fils est obligé de participer et d'apprendre le français de cette façon.

vendredi 14 février 2014

Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault

Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault:



"Dans le cadre de son doctorat, Marc St-Pierre, DG adjoint à la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, a instauré une méthode pédagogique efficiente en apprentissage de la lecture à la maternelle et 1ère année primaire. Le taux de prévision d'échec à la fin de la 1ère année est passé de 38% à 9 %."



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Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault

Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault:



"Tous les discours nous racontent l'importance des parents pour l'éducation et l'instruction de nos enfants. Comme notre système produit deux personnes analphabètes fonctionnelles sur cinq (40% des enfants), alors comment penser qu'ils seront des acteurs positifs dans l'apprentissage de leurs enfants. Ils ont vécu «l'enfer et le rejet» à l'école et ils n'attendent rien ou peu de l'école par rapport à l'instruction de leurs enfants."



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Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault

Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault:



"Qui n'a pas entendu dire: « J'ai rencontré un enseignant extraordinaire qui m'a fait débloquer»? À l'opposé, combien de fois ai-je entendu: «L'enseignant ne veut rien savoir et il punit tout le temps»? Un mauvais enseignant va diriger combien d'enfants vers l'abandon scolaire, alors qu'il aurait pu continuer et faire son secondaire, gagner plus d'argent et payer notre future retraite. Il y a un vice de procédure dans le système et il cause un tort irréparable. On garde un mauvais enseignant qui va nous empêcher d'avoir le droit à une rente."



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Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault

Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault:



"Nous reprochons aux élèves de ne pas lire beaucoup, mais que penser des enseignants qui ne connaissent peu ou prou les courants pédagogiques, car ils ne lisent pas, ne s'intéresse pas à l'outil de leur travail... Pourtant, les exemples foisonnent."



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Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault

Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault:



"Les études démontrent que les gens n'ayant pas de 5e secondaire ont généralement une espérance de vie plus courte, gagnent moins d'argent et paient moins ou pas d'impôt. En fait, la majorité de ces derniers vont aussi retirer une rente de «survie», car leur peu de scolarité les met dans des positions précaires. Ils ne peuvent lire et comprendre les instructions pour leur médicament, ne peuvent s'informer par des documents ou des imprimés, ou alors, tout simplement, ils n'arrivent pas à bien comprendre ce qu'ils lisent. Ils se replient sur eux-mêmes et évitent les situations problématiques. À l'école, ils se faisaient dire que lire plus souvent les aiderait à s'améliorer. Ils vont avoir des enfants qui n'ont pas beaucoup d'espoir de faire mieux que leurs parents. Nous entrons dans un cycle destructeur de notre avenir: l'analphabétisation de nos enfants."



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Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault

Avec autant de décrochage scolaire, qui paiera nos rentes dans le futur? | Jacques Tétreault:



"À peine 50 % de nos enfants réussissent leur 5e secondaire dans le nombre minimal d'années. Notre système scolaire actuel, avec sa pédagogie éclatée, ne peut arriver à faire mieux, car la relation d'éducation est déficiente à la base et se rétrécit comme peau de chagrin avec le temps."



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vendredi 13 décembre 2013

jeudi 12 décembre 2013

Décrochage scolaire: une île, deux mondes | Gabrielle Duchaîne | Éducation

Décrochage scolaire: une île, deux mondes | Gabrielle Duchaîne | Éducation:

"La valeur accordée à l'école par la famille et le milieu des élèves est un autre facteur déterminant dans leur réussite scolaire."

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Décrochage scolaire: une île, deux mondes | Gabrielle Duchaîne | Éducation

Décrochage scolaire: une île, deux mondes | Gabrielle Duchaîne | Éducation:

"Sans compter que pour beaucoup de communautés culturelles, l'école, c'est primordial. «L'école est une valeur très importante pour eux. Malgré une pauvreté économique, il y a un bagage culturel fort à la maison», observe M. Sylvain.

«Le défi, précise Andrée Mayer-Périard, c'est la francisation. Une fois qu'ils parlent la langue, ils réussissent très bien. Mieux, même, que les "de souche".»"

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mardi 3 décembre 2013

COD avant le verbe conjugué

Nouvelle année, nouvelle enseignante, nouvelle approche.

La même caricature d'instruction.

Ce sont les élèves qui conçoivent des phrases à partir des mots du cycle de neuf jours.
Des équipes de deux élèves. Le résultat: un enchaînement illogique de phrases, parsemées d'anacoluthes, avec des virgules placées selon des règles occultes. La phrase finale est supposément vérifiée par l'enseignante.

La phrase est écrite au tableau par un élève, au début du cycle.

Au neuvieme jour du cycle, c'est un autre élève qui dicte la phrase. L'enseignante n'est pas toujours sur place. La diction laisse à désirer. On ne sait pas si la prononciation est correcte ou si les liaisons sont utilisées.

La dernière phrase (celle du cycle en cours) a été vérifiée par l'enseignante.

La phrase finit par: "elle a essayé de m'embrasser, mais je l'ai empêché."

"l'" est la forme élidée de "la", qui remplace "elle". C'est un complément (d'objet) direct, placé devant (à gauche) du verbe conjugué. Même s'il s'agit du verbe "avoir", on doit faire l'accord. Féminin, singulier, donc "empêchée".

"elle a essayé de m'embrasser, mais je l'ai empêchée."

Premièrement, l'accord du COD placé avant le verbe conjugué n'a pas été enseigné (encore) et je ne crois pas qu'il sera enseigné cette année.

Alors, est-ce normal d'inclure dans un examen des notions jamais dispensées et de pénaliser les élèves dans l’éventualité non imputable et très probable d'une faute?

Pire encore, est-ce normal d'inclure ou de tolérer dans un texte à étudier pour un examen une telle faute? On ne crée pas de la confusion dans le cerveau des élèves? Et quelle sera la crédibilité de l'enseignante, cette ambassadrice de l'École?

Comment dois-je procéder, comme parent?

Lui enseigner de la même façon, pour avoir tous la tranquillité d'esprit et qu'il ne soit pas pénalisé?

Lui enseigner de la façon correcte, mais en lui suggérant d’écrire erronément pour ne pas offenser l'enseignante et pour qu'il ne soit pas pénalisé?

Lui enseigner de la façon correcte et en lui suggérant d’écrire correctement, en offensant l'enseignante et en risquant d’être injustement pénalisé?









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dimanche 1 décembre 2013

Renforcement négatif, source du décrochage scolaire?

1re activité-récompense 
          [Date], tous les élèves n’ayant pas eu 2 fiches jaunes ont
          eu droit à l’activité-récompense. Nous avons reçu la visite de Nitrix, animateur
          de Sciences en folie. Il nous a fait bien rire lors des différentes expériences qu’il
          a fait vivre aux enfants tout au long de son spectacle « Feu et glace ». Certains
          enfants ont eu la chance d’aller en avant pour expérimenter encore de plus
          près … Ce fut une activité très intéressante et appréciée de tous!

Premièrement, pour avoir deux fiches jaunes, ce n'est pas nécessaire de commettre des "infractions" très graves: parler trop fort et courir dans le corridor, c'est suffisant pour être privé de l'activité-récompense.

Les "infracteurs" sont ainsi isolés, exclus, rejetés.

Par un copain, par une équipe, par sa classe? Non, par tous les autres élèves de l’école ("n’ayant pas eu 2 fiches jaunes") et par leurs enseignants. A cette échelle, "tous les élèves de l’école et leurs enseignants" représente leur environnement social le plus important; en fait, c'est "la" société, leur société.

Dès le cycle primaire, les "infracteurs" sont ainsi isolés, exclus, rejetés par la... société.

Selon certaines pratiques de pédagogie et de docimologie, on ne pénalise pas la même erreur de façon répétée. On choisit le critère le plus pertinent et l'on pénalise une seule et unique fois.

Mais la fiche jaune est elle-même une pénalisation, car elle vient avec une double moralisation, de la part de l'enseignante et de la part des parents, voire une convocation au bureau de la directrice, suivies d'excuses et/ou des réflexions.

Probablement, deux fiches jaunes par période représentent un vrai scandale, alors la récidive est drastiquement pénalisée en privant l’élève récalcitrant d'une activité-récompense.

Pire encore, l'activité-récompense risque d’être beaucoup plus intéressante, plus attractive, plus pédagogique, plus efficace en termes d'apprentissage (grâce à son côté ludique et non obligatoire) que les arides activités déployées durant les classes.

Mais le problème le plus grave est justement le manquement vocationnel de l'École.

La vocation de l'École est d'enseigner. Notamment quand l'École est publique, subventionnée avec de l'argent public et quand il s'agit d'un cycle d'enseignement obligatoire, imposé par la loi.

Enseigner, enseigner, enseigner!

On tombe sur la même erreur de l'Église. On rejette le pécheur sur tous les plans. Mais, à présent, même la conservatrice Église fait preuve d'ouverture d'esprit à ce sujet.

Peut-on croire que l'effet de cette privation sera une meilleure motivation de la part de l’élève? Un élève qui n'arrive pas à maîtriser la hauteur de sa voix ou la vitesse de sa démarche, pourrait-il maîtriser l'introspection, la motivation, le désir ardent?

Ce n'est pas le début de l'installation de la frustration, du manque d'estime de soi, de la réclusion sociale?

"«Faire notre part contre le décrochage scolaire, mais en touchant les jeunes du primaire - car on décroche au secondaire, mais les signes apparaissent dès la maternelle», indique Geneviève Lebrun, directrice des communications du Grand Défi Pierre Lavoie, qui chapeaute Aiguise ta matière grise."

Ce n'est pas le renforcement négatif le précurseur causal (la cause, pas le symptôme), du futur décrochage scolaire?

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mercredi 27 novembre 2013

L'école est mal adaptée pour communiquer avec les parents

L'école est mal adaptée pour communiquer avec les parents:

"Mettre dans le sac d’école de l’élève des lettres provenant de la direction de l’école, écrire des notes dans le carnet de l’écolier en guise de message pour la maison: voilà des exemples de moyens inappropriés pour communiquer avec les parents qui n’aident pas à réduire le décrochage scolaire, surtout dans les milieux défavorisés, estiment des chercheurs."

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mardi 26 novembre 2013

Lettre - L’école et la famille | Le Devoir

Lettre - L’école et la famille | Le Devoir:

" Le profil de l'élève qui décroche est majoritairement constitué d'élèves doués qui n'en peuvent plus d'être considérés comme des imbéciles. "

Donc, ceux qui décrochent sont doués, mais ont une forte personnalité (n'acceptent plus d’être considérés comme des imbéciles).

Alors, ceux qui obtiennent leurs diplômes sont-ils moins doués ou ont-ils une faible personnalité (acceptent d’être considérés comme des imbéciles)?

Voici le renversement des valeurs! Le décrochage est devenu une vertu!

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Lettre - L’école et la famille | Le Devoir

Lettre - L’école et la famille | Le Devoir:

"Pourquoi les élèves décrochent-ils ? Parce qu’ils sont malheureux à cause des échecs et aussi d’une mauvaise pédagogie déconnectée de la réalité."

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